Ce qu'elle fait travailler
Les bras, les poignets et le ventre portent tout le corps, cuisses serrées contre les bras.
Le pli de la hanche se ferme au maximum et les fessiers s'étirent pour que les cuisses montent haut sur les bras.
Zones travaillées :BrasPoignetsÉpaulesAbdominauxAdducteurs
Précautions et adaptations
À éviter si
- Vos poignets sont sensibles
- Vos épaules sont sensibles
- Votre dos est sensible
- Vos hanches sont sensibles
- Vous êtes enceinte
- Vous avez des vertiges ou un équilibre fragile
- Si vous débutez
- Asseyez-vous sur deux blocs empilés devant un mur, bras glissés sous les cuisses et mains au sol, et entraînez-vous à croiser les chevilles sans quitter les blocs.
- Si vos poignets sont sensibles
- Une cale sous le talon des mains réduit l'angle du poignet. Si le poignet fait mal, arrêtez la posture.
Points d'attention
- Les cuisses glissent vers les coudes : remontez-les vers les épaules avant de décoller, sinon les pieds traînent au sol.
- Les coudes s'ouvrent sur les côtés en descendant : gardez-les au-dessus des poignets.
- La tête plonge et le poids file vers l'avant : regardez devant vous et pensez à envoyer les pieds vers l'arrière, le menton suit.
- Les chevilles se décroisent pendant la descente : gardez-les nouées, pieds tendus.
Variantes et postures liées
- Variante plus accessible
- Corbeau (Kakasana)
- Elle prépare à
- Tortue (et tortue couchée) (Kurmasana)
Dans la même famille
- Aigle (Garudasana)
- Main au gros orteil debout (Utthita Hasta Padangusthasana)
- Embryon (Garbha Pindasana)
- Coq (Kukkutasana)
- Équilibre assis, gros orteils saisis (Ubhaya Padangusthasana)
Origine du nom
- Bhuja
- bras, épaule
- Pida
- pression
- Asana
- posture ; littéralement, siège
Graphie savante : Bhujapīḍāsana
Statut du nom : Nom fixé par une école moderne
T. Krishnamacharya la décrit dans Yoga Makaranda (1934) ; ses élèves l'ont reprise, K. Pattabhi Jois dans la série primaire après le bateau, B. K. S. Iyengar dans Light on Yoga.
Pour les profs
Consignes à dire en cours
- « Cuisses hautes sur les bras. »
- « Les pieds partent vers l'arrière, le menton suit. »
- « Coudes au-dessus des poignets. »
À observer chez les élèves
- Pieds qui traînent au sol : cuisses trop basses, proposer les blocs.
- Tête qui plonge et poids qui file vers l'avant.
- Élève qui tente la descente du menton sans tenir les chevilles croisées en l'air.
Transitions : En ashtanga, elle suit le bateau et ouvre la tortue ; la descente du menton se réserve à qui tient déjà les pieds croisés en l'air, les autres restent sur les blocs ou en corbeau.
Comment la faire
Placez les pieds à largeur de hanches, pliez les genoux et descendez le buste entre les cuisses jusqu'à passer les épaules derrière les genoux (en ashtanga, on y arrive d'un saut depuis le chien tête en bas).
Posez les mains à plat derrière les talons, à largeur d'épaules, doigts écartés.
Asseyez l'arrière des cuisses le plus haut possible sur les bras, coudes au-dessus des poignets.
Basculez le poids vers les mains, décollez les pieds et croisez une cheville sur l'autre, poitrine haute.
Si cette étape est stable, expirez, pliez les coudes et envoyez les pieds vers l'arrière entre les bras jusqu'à ce que le menton effleure le sol ; restez cinq respirations.
Pour sortir, inspirez, relevez la tête et tendez les bras, puis décroisez les chevilles et reposez les pieds devant les mains (en ashtanga, on passe par le corbeau avant de sauter en arrière).